| CHU : les patients premières victimes de la braderie médicale (15.06.10) |
|
"Les établissements de santé offrent aux Français 3 types de recours : les cliniques qui sont le secteur marchand du système, les centres hospitaliers qui fondent le maillage de l’accès et des soins spécialisés, les CHU qui constituent avec la médecine de grand recours, l’enseignement, la recherche, le ciment du système et la médecine de demain.
Dans cette période de difficile changement et de mutation, nos organisations attirent l’attention du public sur le risque encouru par la mise à l’écart de ceux qui participent largement au plus haut niveau de la médecine française. Cela signifie que les médecins Hospitalo-Universitaires (PU-PH et MCU-PH) ne peuvent être cantonnés à un rôle de contemplateur informé, dans le meilleur cas, des changements structurels et économiques en cours. Ils fondent la garantie de qualité médicale donnée aux patients. Il serait grand temps que les pouvoirs publics se rappellent que rien ne sera possible dans les CHU sans la participation active des médecins Hospitalo-Universitaires, les « HU », et qu'on cesse de les considérer comme du personnel « accessoire », pour reprendre le terme employé dans le passé par le conseil d’Etat.
Il est aujourd’hui de la responsabilité des médecins HU, de proposer et de participer aux transformations hospitalières qui s’imposent, garants qu’ils sont de la combinaison harmonieuse des besoins de santé publique, de progrès médical et de l’éthique, au bénéfice du patient. Ce rôle ne peut pas être nié, ni structurellement ni financièrement.
Les médecins et pharmaciens HU n’accepteraient pas, d’être les « laissés pour compte » de mesures sociales minimales en cours d’adoption, notamment dans le champ de la retraite. Rappelons que pour l'employeur hospitalier, le personnel HU est peu considéré et peu onéreux ! Pas de charges sociales, pas ou presque pas de protection sociale, pratiquement pas de retraite sur la part hospitalière, et bien sûr pas de RTT, CET, et plages additionnelles…
Il est grand temps que cet employeur prenne ses responsabilités et notamment améliore immédiatement sa participation actuellement ridiculement basse au mécanisme d’épargne retraite complémentaire des médecins hospitalo-universitaires. Quant aux CME, il convient qu’elles restent le lieu d’expression et d’avis sur l’ensemble de la vie médicale hospitalière d’une communauté médicale responsabilisée et concernée.
Le SNAM-HP et la CMH demandent à rencontrer très rapidement la Ministre de la Santé pour évoquer la situation des CHU en général et des médecins et pharmaciens Hospitalo-Universitaires en particulier. "
François Aubart - Président de la CMH
Roland Rymer - Président du SNAM-HP
|
|
 |
Posté le 15 juin 2010 à 09:08:51 CEST par dm |
|
 |
|
| |
Vous n'avez pas encore de compte? Enregistrez vous ! En tant que membre enregistré, vous bénéficierez de privilèges tels que: changer le thème de l'interface, modifier la disposition des commentaires, signer vos interventions, ... |
|
|
|